Couture à remonter le temps : l’été des Springfield Tops

Comme nous sommes en plein Tournoi de Knittich, et que je vois du Harry Potter partout, on va utiliser un retourneur de temps et faire comme si nous étions encore en plein été, car aujourd’hui j’ai décidé de rattraper mon retard et vous présenter mes cousettes d’été !

Par chance, le temps du weekend s’y prête encore un peu (au moins chez moi !), et comme ça peut être que vous trouverez moins bizarre que je vous parle petits hauts et robes légères, alors que nous sommes en octobre !

Voici donc un petit condensé de mes coutures de cet été, des coutures enfin réussies après une longue période de ratés. En effet cet hiver j’ai voulu m’attaquer à plus fort (pour l’instant) que moi, avec la Upton Dress de Cashmerette patterns, qui a malheureusement fini à la poubelle car à force de retailler et de réajuster, on ne peut pas dire qu’elle ressemblait à grand-chose.
Pourtant bien persuadée que cette marque de patron est LA marque qu’il me faut et dans laquelle je me reconnais le plus en ce moment, j’ai opté pour un modèle plus simple : le Springfield Top.

L’importance des mensurations

J’ai l’impression d’enfoncer une porte ouverte en disant ça, mais connaître ses mesures et choisir la bonne taille c’est ultra important, pour le rendu final, mais ce n’est pas si évident. Petite difficulté supplémentaire pour Cashmerette (mais qui est aussi la spécificité de la marque), 3 planches de patrons à disposition pour proposer 3 tailles de poitrines différentes (trois profondeur de bonnet) : C/D, E/F, G/H.
Ce qui nous donne un tableau de tailles comme cela :

Donc si vous regardez les chiffres, on voit que le tour de poitrine peut appartenir plusieurs tailles, selon la profondeur de bonnet, on n’est pas dans l’augmentation linéaire classique de la gradation de taille, enfin pas uniquement.

Donc pas forcément évident au départ de se repérer !

(Par exemple pour une tour de poitrine de 117cm, deux options : option entourée en bleu : tour de poitrine 117cm bonnet C/D en taille 18 OU option entourée en vert : tour de poitrine 117cm bonnet G/H en taille 16.)

Ici, pas de recette miracle, j’ai opté pour l’opposé de ce que j’avais fait  lorsque j’étais sur la Upton Dress, en me disant que j’étais ronde de partout, donc en tapant dans les tailles 20-22 avec plus tour de poitrine E/F (et en faisant beaucoup d’ajustements, ce qui aurait dû me mettre la puce à l’oreille sur le fait que je n’étais pas du tout dans les bonnes tailles). Et donc comme je vous le disais, le résultat a été catastrophique, après des heures de travail, au final rien de fait et du tissu parti à la poubelle.
Le seul avantage a été de voir clairement que je n’avais pas choisi la bonne fourchette de taille !

J’ai donc attaqué mon Springfield Top en prenant la stratégie inverse : tour de poitrine maxi (taille G/H) et tour de taille et de hanches plus petits. Voilà un premier aperçu du résultat :

Honnêtement j’étais ravie ! Enfin je me suis sentie entrer dans le club de celles qui font une petite cousette toute simple et marche ! Il ne m’en fallait pas plus pour me booster. Au final, je suis partie sur une taille 16 G/H.

Comme je vous le disais, ce petit haut n’a en soit rien de spécial, c’est un « tank top », un haut sans manche, avec un empiècement dans le dos, et une bande de tissu contrastante devant, parfait basique de l’été.
Mais pour moi il a constitué une petite révolution, et c’est là toute la magie de Cashmerette : mon premier haut d’été ajusté comme il faut, ni tombant bien sur ma poitrine (mais donc trop grand de partout ailleurs), ni trop serré, ni trop décolleté. Ça n’a l’air de rien, mais c’est vraiment pour cela que je me suis mise à la couture, et pour une fois, j’ai vraiment l’impression d’avoir progressé.

Cela m’a permis de poser un autre regard sur moi, qui ai toujours tendance à prendre la taille au-dessus « au cas où », à ne pas accepter quand la taille indiquée sur le patron me parait trop petite, en dépit de tout bon sens, en dépit des chiffres écrits au dos de la pochette, juste parce que j’ai l’habitude que de toutes façons ce soit trop petit.

Je me suis donc transformée cet été en usine à Springfield Top, avec au final à mon compteur 4 versions « classiques », et 2 versions hackées en robe, obtenue grâce au cours en ligne, toujours de chez Cashmerette, « Pattern hacking for curves, 1 top, 10 ways », qui propose 10 versions différentes du top (dont 1 version robe).

J’ai trouvé un véritable confort dans la répétition du modèle (pas de patron à redécalquer = on gagne du temps !), moins besoin de lire les explications, plaisir et sentiment rassurant de savoir que l’issue serait positive. Au final, j’ai passé un bel été couture, dans la simplicité !

Les modifications apportées

  •  Pas de bande horizontale devant (mode feignasse activé)
  • Modification sur la largeur d’épaule, d’après les vidéos de Cashmerette : un cours vidéo qui est une mine d’informations pour pouvoir ajuster ses cousettes au mieux, dans mon cas, ajuster poour une largeur d’épaule plus étroite.
  • Pour les versions robe, hacking du top. Dans le cours « 1 top 10 ways », Jenny nous propose pleins de jolies versions du top, mais c’est la version robe qui m’a de suite attirée. J’ai suivi les explications des vidéos, très claires, très bien filmées. Ma première version (la bleue), est quand même très très grande. Au final je l’ai portée comme robe d’intérieur et de plage. A la fois, son aisance la rendait tellement confortable que je n’ai pas eu envie de la reprendre pour la rétrécir. Avec « l’âge », je ne suis pas très vieille mais bon 😉 , je trouve que je place de plus en plus le confort en premier, même si le vêtement est moins seyant. J’avais hâte de rentrer le soir et de pouvoir l’enfiler ! j’ai quand même tenté ma deuxième version en rétrécissant un peu les mesures proposées dans la vidéo pour moins élargir la robe (forme « A » mais plus étroite), ce qui a donné ma deuxième version (violette), qui fait moins vacances et même bureau-compatible, tout en restant sur confortable.
  • Ourlet du bas au biais : Je me suis bien amusée à faire mes ourlets au biais, j’aime bien cette finition qui me permet de faire quelque chose de plus propre qu’un ourlet « classique » que je fais toujours très mal et en me cramant à moitié les doigts au fer à repasser. Et j’aime bien le côté « petit détail caché ». pour le bleu à fleurs, j’ai fait le biais dans les chutes de tissu car je n’avais pas sous la main de biais Liberty suffisamment assorti.

Première version de la robe, tissu Seasalt.

Deuxième version de la robe, en Atelier Brunette

Les tissus choisis

Qui dit patron fétiche, dit envie de se faire plaisir, d’autant plus que le « verrou » de la peur de massacrer un précieux coupon avait totalement sauté ! J’ai donc opté pour des tissus bien connus pour mes trois versions : les tissus Cotton + Steel /Rifle Paper Co. : Birch Floral navy, Sun Girls Coral, et Paradise Garden (après une première toile dans une viscose bleue unie, bien sûr).

Tissu « Birch Floral Navy »

Tissu « Paradise Garden »

Tissu « Sun Girls Coral »

(Disponibles par exemple chez : atelier moondust, perles and co, ou un chat sur un fil.

Le graphisme de ces tissus est à tomber par terre. Je crois que mon plaisir en couture, c’est aussi d’être comme tout le monde, même si ces tissus sont très vus et revus sur la toile, moi ça me fait plaisir de me dire que grâce à la couture, je peux moi aussi avoir mon vêtement car il n’y a plus la barrière de la taille.

Ce n’est pas un choix original, ni peu couteux (25 à 28€/m), mais j’ai vraiment trouvé que les trois tissus sont d’une superbe qualité (heureusement !). Mon incontestable préféré est le bleu à fleurs. Leur toucher est assez différent, bien qu’il s’agisse pour les trois de viscose :

  • Le bleu est très doux et souple, presque velouté. Il ne froisse pas trop et sorti de la machine directement sur cintre, on peut même faire l’économie du repassage.
  • Le rose « plage » est le plus fin et le plus froissable. Il est très légèrement transparent, mais pas de problème avec un soutien-gorge chair. Mais il se froisse très vite et n’est pas facile à repasser.
  • Le rose « jungle » est plus comme le bleu, il ne froisse pas trop, mais sans l’aspect velouté.

J’étais assez étonnée de la différence entre les trois alors qu’il s’agit de la même marque et de la même matière.

Pour les robes, je n’ai pas refait de toile, mes deux versions sont en :

  • Mélange coton viscose de chez SeaSalt (ancienne collection, plus disponible) bleu à fleurs blanches : ce tissu est parfait pour l’été, très léger pour les grosses chaleurs.
  • Batiste de coton Atelier Brunette bien connue et que je n’avais jamais osé couper.

Voilà comment j’ai passé un été haut en couture, avec donc 6 réalisations de Springfield Top/Dress à mon actif.

Et vous, c’est quoi le patron que vous cousez ou avez cousu encore et encore ?

2 Commentaires

  1. Bonjour,

    J’aime beaucoup vos hauts et je fais comme vous, je couds plusieurs fois le même modèle en changeant les tissus. En ce moment, je suis à la 5e cousette du top Milo qui se trouve dans le livre « Du grand 44 au petit 56 » d’Edith Lapôtre. Comme il taille petit, mon premier est devenu une toile ! Les suivants sont bien. Bonnes cousettes à vous. A bientôt

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